Présentation

Il était une fois, Condat ….

« J’me présente, je m’appelle Condat » …  Et oui ! Une présentation s’impose. La dame condatoise est très âgée et sans lui faire offense elle a connu bien des printemps. Bien qu’elle ne soit pas citée dans les livres d’histoire, son passé n’est pas dépourvu d’anecdotes intéressantes, du moins pour les condatois !

Si on commence par la genèse, on pourrait affirmer que notre commune et ses territoires environnants ont été les terrains de chasse d’hommes préhistoriques. Lascaux si proche en est un témoignage actuel.

Sachons déjà que son appellation n’est pas due au hasard. En effet, le nom de Condat viendrait du mot « condate », d’origine gauloise, signifiant confluent de deux cours d’eau, en l’occurrence la Vézère et le Coly. Les premiers écrits évoquant Condat remontent au Moyen-Age. Un pouillé, registre ecclésiastique du XIIIème siècle, la nomme Condac. Jusqu'à la Révolution, la paroisse fut le siège de la principale Commanderie de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte en Périgord. Toujours au Moyen-Age, Condat, en tant que bourgade d’importance était entourée de remparts protecteurs, appelés Barris. Cette protection contre l’envahisseur ne l’empêcha pas d’accueillir en son sein une des léproseries les plus importantes de la région. Condat, considérée comme place de haute justice, rendait des sentences qui conduisaient les condamnés au pilori installé sur la place de l’Eglise. Exposés un temps à la vindicte populaire, ceux-ci finissaient leur vie dans la prison de la Commanderie ou étaient pendus au gibet de Saint Roch.

L'autorité du commandeur de Condat, s’exerçait sur de nombreuses possessions en Périgord. De 1291 à 1790, trente commandeurs se succédèrent ainsi à Condat. Pendant les guerres de religion, l’importance de cette place forte attisa la convoitise des huguenots (protestants) menés par le Comte d'Albret. Durant cette période, la paroisse de Condat fut dévastée à plusieurs reprises.

Au milieu du XVIIème siècle, fut érigé un deuxième lieu religieux, la Chapelle Saint Roch. Aujourd’hui détruit, cet humble lieu sacré, fut construit par les condatois eux-mêmes, en remerciement à Saint Roch pour leurs prières exaucées. Patron des pestiférés, il a, selon la croyance, protégé le bétail de Condat d’une épidémie de peste qui sévissait dans la région. Toujours au sujet des croyances populaires, on prétend qu’au « Brongidour » se cacherait au lieu-dit le « château des Anglais », un veau d’or enfoui non encore découvert.

En 1789, à la nouvelle de la prise de la Bastille, les habitants de Condat firent leur propre révolution en pillant les meubles de la Commanderie qui seront vendus comme biens nationaux.

Ce n’est qu’en 1906 que la commune prend son nom actuel de Condat-sur-Vézère. Un an plus tard, un certain M. Gillet décide de construire une usine en bord de cours d’eau pour produire des extraits tannants dans l’usine dite « de Condat ». Elle portera jusqu’en 1960 le nom d’usine PROGIL (contraction des mots PROduits et GILlet). L’usine, grosse pourvoyeuse d’emplois sur Condat et les environs, ne cessera de se transformer au cours des décennies, changeant de nom et de propriétaire. Elle reste aujourd’hui encore le premier employeur local.